Mark rothko
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Mark Rothko fut un homme extrêmement cultivé, amateur de musique et de littérature et passioné par la philosophie, avec une préférence importante pour Nietzche et la mythologie grecque. Il était très influencé par l’œuvre d’Henri Matisse. |
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Il est d’origine juive, né Marcus Rothkowitz à Daugavpils (Dvinsk), Russie en 1903. ll invente une nouvelle façon, méditative, de peindre, que le critique Clement Greenberg définira comme le Colorfield Painting composées de « champs colorés ». |
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Sa carrière démarre, notamment grâce au collectionneur Duncan Philips qui lui achète plusieurs tableaux, et, après un long voyage du peintre en Europe, lui consacre une salle entière de sa collection (rêve de Rothko qui souhaitait que les visiteurs ne soient pas perturbés par d’autres œuvres). |
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Dans ses toiles, il s’exprime exclusivement par le moyen de la couleur qu’il pose sur la toile en aplats à bords indécis, en surfaces mouvantes, parfois monochromes et parfois composées de bandes diversement colorées. Il atteint ainsi une dimension spirituelle particulièrement sensible. le livre le plus crucial pour Rothko dans cette période serait La Naissance de la tragédie de Friedrich Nietzsche. |
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La nouvelle vision de Rothko essayerait donc de s’adresser aux exigences de la spiritualité de l’homme moderne et aux exigences créatives mythologiques, à l’identique de Nietzsche clamant que la tragédie grecque est une recherche humaine pour racheter les terreurs d’une vie mortelle. Les objectifs artistiques modernes ont cessé d’être le but de Rothko. À partir de ce moment là, son art soutiendrait en tant que but final, le fardeau de soulager le vide spirituel fondamental de l’homme moderne ; un vide créé en partie par l’absence d’une mythologie adressée correctement à « la croissance d’un esprit enfantin et (…) à la vie et les luttes d’un homme » et pour fournir la reconnaissance esthétique nécessaire à la libération des énergies inconscientes, précédemment libérées par les images, symboles et rituels mythologiques. |
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Rothko se considérait lui-même comme un « faiseur de mythe » et proclamait que le seul sujet valide était celui qui est tragique. « L’expérience tragique ragaillardie » a-t-il écrit, « est pour moi la seule source d’art». |
Hubert Hamot Numartis