L’oeuvre d’art du point de vue du spectateur
L’objet, le beau, l’oeuvreL’œuvre d’art existe par le public, ses choix, ses décisions, et ses rejets. Qu’il soit éclairé ou profane, c’est lui qui construit cette relation à l’objet et sa symbolique. Ce statut d’oeuvre endossé par l’objet n’est pas immuable, il est variable selon la période, la liberté individuelle, l’éducation, la religion, l’économie… Cela va même jusqu’à donner cette qualité à des objets fabriqué sans intention artistique à l’origine. Le temps et la rareté sont également des critères de valeurs artistique. Quels sont ses critères de jugement du public d’art ?
L’art est le langage du beau, de la mise en scène, de la déformation du réel, pour parler de l’universel. A ce titre le beau ne se résume pas à une simple esthétique qui réduirait son spectre à la douceur et à la simple copie de la nature. L’art interpelle l’homme dans ses noirceurs et dans ses doutes aussi. La révolution Du XXème siécleLe vingtième siècle a connu une double révolution que nous ne faisons que digérer aujourd’hui.
De nombreuses dérives ont succédées à ces deux étapes de l’histoire de l’art, elles ont troublé la lisibilité de l’oeuvre d’art pour le public. Ce n’est d’ailleurs qu’après quelques décennies que ces nouvelles formes d’expression artistique ne deviennent compréhensibles et lisibles. Le rapport au beau est aujourd’hui fortement influencé par des mouvements de fonds qui forme le goût. Il se forge par l’exposition permanente et par le choix de prescripteurs. Les médias, la publicité utilisent les codes artistiques auxquels ils donnent une place dans l’univers visuel contemporain et dans la culture populaire. Ainsi, le Pop Art a été très employé, il est devenu un mouvement reconnu et assimilé par tous. Ce système exclu les formes complexes et plus difficiles à interprété. Il a également amené le milieu de l’art contemporain a recherché un extrémisme forcené vers des codes de plus en plus complexes jusqu’à en oublié que l’art est fait pour communiquer, pas pour exclure. Pour une nouvelle relation à l’oeuvre d’artJe plaide pour une nouvelle relation à l’oeuvre d’art, plus simple, dans la continuité et l’assimilation de la philosophie du vingtième siècle.
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Hubert Hamot Numartis

