expo Cities vs Nature

Classé dans : Exposition | 1

Urban Art Avenue

présente

Cities vs Nature

Du 18 au 25 Avril

Zalez & Numartis

Photo & Pop Art Digital

Vernissage le 19 Avril à partir de 19h

11 Rue Frédéric Sauton, Paris 5ème

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Zalez pratique le pochoir outil mis en avant par de nombreux street artists, à ceci prêt qu’il recherche une mise en scène originale en installant son motif – exclusivement des nus féminins préalablement reproduits sur plexiglas – puis en le photographiant dans des environnements naturels qui sont autant de jardins d’Eden dont émane une grande quiétude renforcée par la nudité du corps.

Au gré de ses voyages, il recherche des lieux où l’empreinte humaine n’est que suggérée voire absente afin que se détache l’image de la femme à son état brut. Si son esthétique où le noir domine ainsi que ses outils (duo pochoir-bombe) sont issus du registre street art, la recherche de paradis perdus où ses œuvres prennent tout leur sens, nous emmène vers une démarche plus proche du Land-Art.

En nous questionnant sur la place de la femme dans une société ainsi que sur le besoin de solitude et d’introspection, le travail sobre mais efficace de Zalez, prend une belle dimension humaine par son caractère universel.

Le travail de Numartis est au contraire débordant de couleur et de vie, les sujets sont multiples et diffus, la ville omniprésente. La proximité de l’autre, le chevauchement des symboles, et le télescopage d’éléments visuels sans lien apparent sont le miroir d’une société médiatique où règne l’image sortie de son contexte au cœur d’une jungle urbaine.

S’il choisit la plupart du temps, New York comme décor, cela n’est pas anodin s’il s’agit d’une « ville qui ne dort jamais » au cœur de ce culte de l’image. On retrouve ainsi pêle-mêle au cœur de Times Square, Dark Vador, Mickey, Oui-oui, Batman et nombre de symboles de la culture Pop auxquels il est impossible d’échapper.

Chaque œuvre, travaillée minutieusement révèle ainsi un nombre de détails impressionnants, parfois invisibles au premier regard, formant un tout à la limite de l’abstraction.

Après avoir découvert la peinture à l’appui des théories de Kandinsky et de la force des couleurs de Rothko, Numartis se tourne logiquement dans un premier temps vers l’abstrait avant que n’apparaissent de nouveaux outils de création avec l’avènement de l’ère numérique. Chacune de ses œuvres est alors imprimée sur aluminium en édition limitée, numérotée et signée de sa main au dos.

Au cœur de leurs travaux respectifs, on retrouve le besoin de se trouver un « ailleurs », un jardin secret face au flot d’images incessant émis par une société en constante évolution dont l’identité profonde nous échappe.

Une Réponse

  1. Verdon cory

    Merci pour ces explications claires qui rejoignent ce que j’avais observé mais qui de plus, élargissent mon champ de compréhension des oeuvres de Numartis dont certains aspects m’échappaient. Notamment, la fixation sur New-york qui, bien qu’elle soit luxuriante voire redondante, n’est pas porteuse de mystères à priori.

    D’autres villes me semblent aussi riches, aussi vivantes et prolixes en suggestions créatives. Mais le choix de New-york a sûrement un intérêt particulier que je ne perçois pas forcément et je vais faire un effort, afin d’y découvrir ce que je n’avais pas perçu précédemment.

    Continuez d’imaginer, de superposer vos mondes virtuels, cela nous emmène dans des Univers parallèles inconnus, qui nous fascinent avec bonheur. Cory

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