Hubert Hamot

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Quand je réfléchis à ma vocation d’artiste, le plus ancien souvenir marquant remonte à mes 10 ans. Je commençait le collège et le cours de dessin m’a tout de suite beaucoup plu. Malheureusement, la relation avec ce professeur fut désastreuse, et elle dura 4 ans qui me dégoutèrent de cette matière. Je me souviens que l’un de mes premier dessin était une fresque représentant une bataille entre romain et grecques. J’y passait des heures de passion, mais ce profession m’accusa d’avoir triché (décalquer je crois) et me nota 5/20. Cet événement, suivi des quatre années « d’enseignement » de ce professeur, refoulèrent cette passion très profondément en moi.

C’est à l’age du baccalauréat, orientation commerciale faite, qu’un jour j’ai pris le crayon pour faire un portrait qui s’avéra réussi. Pourquoi, mystère, mais la passion remonta petit à petit. Je m’orientai à cette époque vers la bande dessinée et les portait au crayon.

Cette passion m’accompagna lors de mes études, je fut le dessinateur du journal étudiant et j’affinais ma technique avec l’utilisation de l’encre de chine (dessins de basketteurs et portraits).

La volonté de m’autoriser à passer le cap du dessin à la peinture est venu quelques années plus tard. C’est en découvrant l’œuvre de V.Kandinsky que le déclic est venu. L’intérêt que j’y trouvait était graphique mais également philosophique. Outre le fait d’être le premier peintre abstrait, c’est aussi celui qui expliqua au mieux sa démarche dans quelques ouvrages que je dévorait. Le code de couleurs, les fonctions dynamiques des formes et la volonté farouche d’éviter l’écueil de l’art décoratif, sont les principaux axes sur lesquels je travaille encore même si mon style s’en est éloigné.

Mes premières toiles étaient une fusion de mon passé de dessinateur et de ma nouvelle découverte. Des portraits déstructurés et très colorés, mais sans grandes technique. Au fil des années celle-ci c’est affinée. Je me suis nourris des toutes les tendances du 20ème siècle (cubisme, abstraction lyrique, dripping…). Je commençais à exposer dans ma région. J’avais le sentiment d’un travail sérieux mais pas assez original. Je suis passé par des styles très différents jusqu’à l’abstraction pour finir par des tableaux très proche de Rothko. Cette période m’a permis de faire l’apprentissage nécessaire à tout artiste.

La connaissance de l’esprit Pop Art Me plaisait mais j’en était loin et je cherchais à redonner un peu de matière à mon travail. L’abstraction me semblait être un terrain déjà surexploité et je ne voyait pas comment innover. Je cherchais à faire de la photographie mais ce média n’était pas satisfaisant.

Je commençait alors à travailler sur un ordinateur pour y faire des trucages. Ma technique était encore une fois trop frustre et il fallut quelques temps pour améliorer le résultat. Je partageais mon travail encore plus vers la peinture, et c’est alors que je faisais le choix d’accompagner mon père dans les dernières années de sa vie, il était atteint par la maladie de Parkinson depuis longtemps et ma mère ne pouvait plus s’occuper de lui seule. Mon temps était alors très fractionné et le travail de peinture était vraiment difficile. Je décidais de travailler sérieusement en numérique, car j’avais la possibilité d’enregistrer mon travail et d’y revenir à n’importe quelle heure. L’esprit Pop Art et le travail numérique ont très naturellement pris forme.

J’ai décidé de mon consacrer professionnellement en tant qu’artiste depuis trois ans.

J’ai développé un style qui est la conséquence de mon passé. Je travaille comme un photographe/graphiste pour un tiers du temps et comme un peinture pour le reste du temps. J’utilise une tablette graphique Wacom pour « redessiner » et modeler mon tableau. Je cherche à aller au delà du simple collage de photos en y apportant une mise en scène et en travaillant sur la symbolique des personnages et des inscriptions. J’ai une approche esthétique à la manière des tableaux de Caillebotte qui travaillait parfaitement sur les perspectives. J’ai choisi deux couleurs de base ; le rouge et le bleu. Elles s’opposent en dynamique et en symboliques ce qui donne une énergie particulière à mes images. J’ai beaucoup travaillé sur New-York car c’est le centre du monde et notamment le centre du monde médiatique qui m’a beaucoup intéressé. Mon travail va en se simplifiant et s’épurant et aussi vers des thèmes plus variés tels que Paris. Je réalise environ deux images par semaine, à savoir une moyenne de 25-30 heures/image.

J’expose à : la Galerie Art génération (rue de la verrerie 4ème adt)

La galerie Angle de vues (Boulogne Billancourt)

La galerie nomade Urban Art Avenue

L’Arthothèque (St Cloud)

Au Canada Galerie La Seine

Je propose mon travail sur une finition en aluminium appelée Dibond et aussi sur Plexiglass en séries limitées de 14 exemplaires. Le format le plus couramment vendu est le 120x80cm mais les images peuvent être proposées au delà de 2m.

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