LA MYTHOLOGIE DE L’OUEST DANS L’ART AMÉRICAIN, 1830-1940
DU 28 SEPTEMBRE 2007 AU 7 JANVIER 2008

Charles Marion Russell, Lassos et chevaux agiles sont plus sûrs que le plomb
© Amon Carter Museum, Fort Worth, Texas
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MUSEE DES BEAUX-ARTS DE ROUEN Esplanade Marcel-Duchamp F-76000 Rouen
INFORMATIONS : Tél. +33 (0)2.35.71.28.40 Fax. +33 (0)2.35.15.43.23 Site: www.rouen-musees.com
HORAIRES : Ouvert de 10 heures à 18 heures, sauf mardi et jours fériés
PRIX D’ENTRÉE : Plein tarif 6 €, tarif réduit 4 €. Billet couplé exposition + collections permanentes, plein tarif 7,50 €, tarif réduit 5 €
COMMISSARIAT : Laurent Salomé, directeur des musées de Rouen
CONTACT PRESSE : Virgil Langlade, responsable communication, ou Thomas Fournet, assistant communication
Tél : 02 35 71 28 40 ; Fax : 01 02 35 15 43 23 Email : vlanglade@rouen.fr tfournet@rouen.fr
La conquête de l’Ouest a abondamment nourri le cinéma mais elle a aussi fourni des œuvres remarquables et injustement méconnus à l’histoire de l’art |
Le Grand Ouest, sa découverte et sa conquête, sa résistance farouche et ses paysages de rêve : cette histoire grandiose et brutale, transformée en légende bien avant que le territoire ne soit entièrement exploré, est l’un des fondements de la civilisation américaine Les artistes y ont consacré depuis le début du XIXe siècle des œuvres extraordinaires presque parfaitement inconnues en Europe. Même aux Etats-Unis, cette production est placée en marge de l’histoire de l’art et on la voit peu dans les grands musées classiques. Pourtant, de paysages stupéfiants en portraits d’Indiens aux accents romantiques, d’épopées guerrières en scènes de genre irrésistibles où le cow-boy chemine en plein malaise existentiel, le XIXe siècle a fourni de merveilleux chefs-d’œuvre.
Paysages avec cow-boys et Indiens
A la poésie d’un territoire paradisiaque (les grands sites de Yosemite ou de Yellowstone, avec leurs cascades, geysers et arbres géants particulièrement bien restitués par Bierstadt et Moran), peuplé de bisons promis à la disparition (les panoramas mélancoliques de William Jacob Hays) répondent les épisodes des guerres indiennes. Ils sont traités avec un sentiment de grandeur et une fascination égale pour les deux civilisation affrontées par Stanley, qui évoque, sur fond de ciels rougeoyants, la disparition tragique de la civilisation indienne, ou par Miller, qui fut le premier artiste à se joindre à une exploration à travers les Rocheuses. La violence, jamais absente, peut être dénoncée ou sublimée. Frederic Remington marque l’apogée d’une imagerie héroïque et pittoresque, pleine de saveur réaliste. Cet artiste virtuose fixe la moindre nuance des gestes désormais « mythiques » des cow-boys, militaires, colons et Indiens ainsi que de leurs mo ntures. Après lui, une génération de brillants illustrateurs (William R. Leigh, N. C. Wyeth) montre que l’Ouest reste une source puissante d’inspiration pour l’Amérique moderne, comme l’illustre l’artiste qui conclut l’exposition et qui appartient entièrement au XXe siècle : Maynard Dixon, entre archaïsme et modernisme, synthétise toutes les approches de l’Ouest pour en extraire la magie.